L’inspection du travail et le dialogue social : La négociation demeure le moyen de règlement des conflits

28 09 2009

 Le rôle de l’inspection du Travail dans la promotion du dialogue social au niveau de l’entreprise » est le thème d’un séminaire de formation de quatre jours qu’organise le département de Tayeb Louh au profit des inspecteurs du Travail et ce, en collaboration avec le Centre arabe pour l’administration du travail et de l’emploi implanté à Tunis.

Tous les participants à cette réunion, qui a débuté hier, ont relevé le rôle important que joue l’inspection du travail dans l’encadrement et l’incitation à la négociation collective, considérée comme facteur de prévention des conflits et de la construction d’une paix durable dans le monde du travail. Détaillant cette thématique, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a rappelé l’importance du dialogue et de la négociation au sein des entreprises. Pour le représentant du gouvernement, le dialogue social demeure le meilleur moyen civilisationnel pour la promotion de l’économie nationale et pour garantir un climat propice à l’investissement et au développement de la production. « Les négociations de branche, la bipartite et la tripartite entre le gouvernement et les partenaires sociaux nous ont permis de régler plusieurs conflits et de signer bon nombre de conventions et d’accords », a soutenu M. Louh, qui est persuadé que le dialogue social constitue l’élément essentiel qui sert de « trait d’union entre les trois acteurs de la production à savoir le patronat, les travailleurs et le gouvernement, car il contribue à la cristallisation de la politique économique et sociale ».

Illustrant ses propos, M. Louh donne des chiffres quant aux résultats enregistrés sur le terrain dans le cadre de ce dialogue. Il a cité, à cet effet, la concrétisation de 55 conventions sectorielles et 93 accords collectifs sectoriels, outre la réalisation au niveau des entreprises de 2893 conventions collectives d’entreprises et 13 606 accords collectifs d’entreprises. Le ministre du Travail a souligné que « l’Algérie avait adopté le principe de dialogue social dans sa législation nationale, qui s’est traduit concrètement par la mise en place de mécanismes de concertation à tous les niveaux, partant des négociations sectorielles, jusqu’à l’entreprise, passant par les concertations régulières qui se tiennent dans le cadre des réunions de la tripartite et de la bipartite ». Revenant au rôle, aux attributions et aux missions de l’inspection du travail, les animateurs de ce séminaire ont avancé des chiffres sur les différentes interventions qu’elle a effectuées.

Durant le premier semestre 2009, les services de l’inspection de travail ont effectué 62 450 visites de contrôle relevant de tous les secteurs juridiques assujettis, contre 54 737 visites durant le premier semestre 2008, soit une progression de 14%. De l’avis des inspecteurs, un effort appréciable a été consenti durant ce semestre pour la mise à niveau des actions de contrôle et le renforcement des mesures contre le travail informel, l’emploi illégal et les risques professionnels. Les contrôles ont été également rendus possibles par la dotation des services en moyens et par la mise à jour du fichier des employeurs en recensant les nouvelles entreprises. Ces contrôles ont donné lieu à l’établissement de 53 099 actes au premier semestre 2009 contre 46 650 durant la même période de 2008, soit un taux d’accroissement d’environ 13%.

Pour ce qui est de la nature des actes, il s’agit de 19 010 procès-verbaux, 24 882 mises en demeure et 9207 observations. Concernant les sollicitations, l’ensemble des intervenants ont rappelé les mutations socioprofessionnelles qui ont participé à une augmentation significative (estimée à 7% par rapport au premier semestre 2008) des demandes adressées aux services de l’inspection du travail. Il convient de noter dans ce sillage que le nombre d’usagers reçus durant le premier semestre 2009 s’élève à 126 375 dont 74 418 travailleurs, 12 410 représentants des travailleurs et 39 547 représentants d’organismes employeurs. Cette activité a permis, selon le ministre, à l’inspection du travail de conforter son rôle de proposition et de conseil en direction des partenaires sociaux. Nul n’ignore que l’inspection du Travail a, d’une part le pouvoir d’investigation et, de l’autre, les moyens de sanctionner les infractions à la législation du travail.

« L’inspection du travail peut pénétrer à toute heure, de jour comme de nuit, dans tout lieu de travail ou supposé tel comme elle peut procéder à tout examen, contrôle ou enquête sur les livres, registres ou documents prévus par la réglementation. Cela démontre l’importance de cet organisme dans le monde du travail », a indiqué M. Louh. Ce dernier n’a pas manqué de rappeler les efforts déployés par l’Etat pour l’amélioration des conditions de travail des employés des inspections du travail. Ce secteur a été effectivement doté, ces dernières années, de tous les moyens nécessaires, outre le fait qu’il a bénéficié, depuis 2006, de programmes de réforme et de modernisation en vue de lui permettre d’accomplir pleinement la mission de contrôle dont il a la charge. A titre indicatif, l’effectif des personnels d’inspection et de contrôle, tous grades confondus, s’élève à 661 inspecteurs du travail, 216 personnels d’encadrement et 924 agents de soutien administratif et de gestion, soit un effectif global de 1801 fonctionnaires.

« Nous n’avons pas encore fixé la date de la tripartite »

En marge du séminaire, le ministre du Travail a tenu à préciser que la tripartite aura lieu incontestablement avant la fin de l’année 2010. « Nous n’avons pas encore arrêté un ordre du jour et nous n’avons pas encore fixé la date, mais une chose est sûre : la tripartite aura lieu avant la fin de l’année », a soutenu avec insistance M. Louh, qui a indiqué que le dossier portant sur le SNMG sera au menu de cette tripartite



Deux harraga de Annaba violemment battus par des militaires italiens

28 09 2009

Dans la journée de dimanche 20 septembre, deux Algériens originaires de Annaba, en attente d’expulsion, ont été violemment matraqués par les services de sécurité italiens au centre de rétention de Bari (Italie).

C’est ce que nous a indiqué Mounira Haddad, dans un entretien téléphonique à partir de la capitale italienne, Rome, où elle est en mission humanitaire depuis dimanche dernier. A l’invitation de la Cimade – une association internationale de solidarité avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile –, la présidente d’Afad, qui milite pour la même cause, doit visiter quelques-uns des 20 centres de rétention pour immigrants clandestins, pour la plupart implantés dans le Sud, avec une capacité d’accueil variant entre 50 et 300 places. Selon notre interlocutrice, les faits remontent à l’aube du dimanche 20 septembre, à 4h, quand un détenu arrivé en Sardaigne il y a un mois, en proie au désespoir, a commencé à se lacérer le bras avec une lame de rasoir. « Devant cette horreur, ses codétenus ont appelé à l’aide. Dans la section, il n’y a aucun interphone. L’unique manière d’attirer l’attention des gardiens est de taper sur les portes de fer. Sur la place, quelques militaires arrivent du bataillon Saint Marco, un corps spécial de la marine.

Avec son copain gravement malade, le détenu a été évacué vers l’infirmerie du centre où tous deux ont été violemment corrigés par les militaires », nous raconte Mounira Haddad. Dans le cadre de sa visite de travail en Italie, la représentante de l’Algérie au réseau africain de la Cimade nous a par ailleurs indiqué qu’elle devra s’enquérir du sort du jeune harrag algérien disparu lors de son transfert, début août dernier, avec d’autres immigrants clandestins du centre de rétention de Bari vers celui de Ponte Galliera de Rome. Ce jeune, dont l’identité demeure inconnue, souffrait d’une maladie cardiaque chronique. Il avait été violemment tabassé par les policiers italiens, à même l’infirmerie du centre, pour avoir réclamé d’emporter ses médicaments au moment de son transfert. Il a disparu après son évacuation hors du camp à bord d’une ambulance. Depuis, ses compagnons du centre sont sans nouvelles de lui. Les associations de défense des droits des migrants ont saisi l’ambassade d’Italie à Alger. Ce que nous avons également faite le 11 août auprès de Francesco Léone, le premier secrétaire de cette ambassade, dont la réponse tarde toujours à venir



AGRESSION DU CHEF DE SÛRETÉ

28 09 2009

Le scandale étouffé ?

Trois individus ont été présentés hier au parquet de Ziadia, près la cour de Constantine, pour constitution de bande de malfaiteurs et vol sous menace, alors que cinq autres ont été inculpés pour recel dans la même affaire. Rien de plus banal dans les registres de la chronique judiciaire si ce n’est que des cerveaux délicats ont chargé les noms des victimes pour éviter ou du moins altérer les effets d’un scandale de trop qui vient ternir l’image de la police. Il y a une semaine, la presse locale a fait ses choux gras avec l’information selon laquelle le chef de sûreté de wilaya avait été agressé par des délinquants, alors qu’il était en présence du fils du ministre des Moudjahidine. Toutes les forces de police ont été mobilisées pour arrêter les délinquants et 120 personnes ont été arrêtées dans des rafles qui ont suivi immédiatement l’agression. Du jamais vu, nonobstant la situation d’insécurité totale qui frappe Constantine à l’instar des autres grandes villes algériennes.

D’ importantes forces de sécurité mobilisées

Le fait divers, surprenant en soi, avait soulevé d’emblée moult interrogations et ses ingrédients ont alimenté à volonté une vox populi qui reprenait des versions plus ou moins différentes mais identiques sur l’essentiel, à savoir l’identité des victimes. Le lendemain, la DGSN s’est fondue dans un démenti, dans lequel il apparaît que l’unique victime R. R. est en fait un homme de 70 ans qui a été délesté d’une somme en devises et de son téléphone portable. Témoin de la scène, le chef de sûreté aurait intervenu et s’est blessé à la main gauche en voulant porter secours à la victime. Cette version tirée par les cheveux a été reproduite hier à l’occasion d’une conférence de presse tenue par le chargé de la communication au siège de la sûreté de wilaya. Selon le conférencier, B. C., 23 ans, M. B., 19 ans, et B. A., 20 ans, les trois auteurs présumés de cette agression, ont été identifiés sur la base du signalement donné par la victime. Rien de plus faux, car les agresseurs ont été identifiés d’abord par un cambiste de la place de la Brèche qui a racheté les 2000 euros volés au fils du ministre. Une chose est sûre, ce dernier a été éloigné d’emblée de l’enquête tout comme le chef de sûreté, Mohamed Moumen, dont le nom a disparu comme par enchantement de l’instruction.

La version de la police ne convainc pas

Pourtant, les agresseurs qui ont reconnu les faits soutiennent, apprend-on de source sûre, qu’ils n’ont pas agressé une, mais deux personnes. Le scénario présenté par la police prête le flanc à plusieurs répliques et ne convainc personne. Les effectifs investis dans l’enquête et la célérité avec laquelle les résultats ont été réalisés n’ont pas d’égal quand il s’agit du simple quidam. Par ailleurs, les interrogations soulevées par la presse comme dans les chaumières restent sans réponse



Le Groupe Hasnaoui Multimédia sera le distributeur officiel Sony débarque en Algérie

28 09 2009

Fort de son capital expérience dans le domaine industriel tout autant que les services, Hasnaoui compte s’investir fortement et n’exclut pas d’ailleurs de mener carrément un projet industriel dans l’avenir.

C’est officiel. Le géant japonais Sony, pionnier et leader dans la haute définition (HD), est désormais présent en Algérie à travers son partenaire et distributeur, en l’occurrence le groupe Hasnaoui. Lors de la rencontre-presse tenue hier à l’hôtel Sheraton, Sefiane Hasnaoui, vice-président du groupe Hasnaoui, a assuré la volonté du groupe sous la bannière de GHMultimedia, dont la direction générale a été confiée à M. Frank Doguet, d’œuvrer pour offrir au consommateur algérien un produit de qualité, mais surtout une garantie et un service après-vente.
Hasnaoui, fort de son capital expérience dans le domaine industriel tout autant que les services, compte s’investir fortement et n’exclut pas d’ailleurs de mener carrément un projet industriel dans l’avenir. En attendant, Sony débarque avec une gamme complète de ces fameux téléviseurs Bravia, des LCD, des caméscopes, handycam, des appareils photos numériques, cybershot, des baladeurs Network, walkman, poste-radio automobile, baffles, chaînes stéréo, consoles de jeux (playstation 3) et tous les autres accessoires, comme le révèle le Sony Center de Dély-Ibrahim. Sis au Bois-des-Cars, cet espace est mitoyen avec le service après-vente et maintenance car “les consommateurs ont droit désormais à une garantie”. Une visite sur les lieux nous a permis de constater que le service center est équipé pour réparer et s’occuper de la maintenance. Certes, Sony n’est pas responsable des produits vendus via d’autres circuits (absences de garantie), mais il est admis de réparer tous les produits Sony dans cet espace.
Les responsables japonais de Sony Gulf FZE, présents à l’occasion, n’ont pas manqué de reconnaître un intérêt manifeste pour le marché algérien. “Nous avons pris beaucoup de temps pour être présents en Algérie, mais il nous fallait d’abord trouver le partenaire idéal à la hauteur de nos ambitions et nous l’avons trouvé dans le groupe Hasnaoui”, a déclaré M. Osamu Miura, directeur de Sony Gulf, expliquant que la concurrence ne l’effraie pas et que les tarifs seront définis par le marché. La contrefaçon, selon ce même responsable, est commun à de nombreux pays et le seul moyen de la contrecarrer réside dans la qualité du produit, la garantie et le service après-vente qui feront toute la différence. Les nouveaux venus se donnent d’ailleurs un délai de trois années pour occuper la première place du podium en Algérie.
Au chapitre formation, M. Hasnaoui a indiqué que l’Algérie dispose d’un vivier non négligeable d’ingénieurs et de techniciens. “Notre ambition est de développer un réseau de distribution performant au travers des Sony Centers et Sony Stores afin de faire découvrir le meilleur des produits Sony et bénéficier des services premium avec sérénité grâce à la garantie officielle de Sony”, a-t-il indiqué, annonçant le point de départ de l’activité à partir d’Alger et d’Oran, avant de gagner les autres villes algériennes.  À rappeler que le groupe Hasnaoui investit dans des secteurs d’activité diversifiés et connaît déjà une expérience dans le domaine des technologies à travers la filiale Htelecom.

 



En prévision de la tripartite Le dossier du Snmg est prêt

28 09 2009

Le gouvernement aura également à traiter d’autres dossiers relatifs au monde du travail, mais attend des propositions du principal partenaire social, à savoir l’UGTA.

Le seul dossier ficelé pour la tripartite est celui du Snmg, qui sera proposé à la réunion entre le gouvernement et le partenaire social, a indiqué le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, hier, lors de l’ouverture du séminaire sur le rôle de l’inspection du Travail.
Le gouvernement aura à traiter des dossiers relatifs à la question du monde du travail, mais attend également des propositions du partenaire social, à savoir l’UGTA.
Pour les autres dossiers, et devant des représentants du patronat, CAP, CGOA et CIP ainsi que l’UGTA, le ministre a mis l’accent, avec subtilité, sur la nécessité de mettre en œuvre des mécanismes pour relancer l’économie nationale dans une perspective de pérennité incidemment créatrice d’emplois, mais garantissant la création de richesses. Une chose est pour l’instant sûre et devrait réjouir les salariés : le SNMG sera revu à la hausse. Mais le ministre s’est abstenu de tout commentaire et a évité de donner un quelconque détail à ce sujet.
Le dossier semble avoir acquis préalablement le quitus du gouvernement ainsi que celui des partenaires sociaux, employeurs et syndicat dans la mesure où seule la question du taux reste à déterminer lors de la tripartite qui se tiendra, selon
M. Louh, ministre du Travail et de la Sécurité sociale, avant la fin de l’année en cours. “Le dossier du SNMG est le seul dossier sûr pour l’instant à être inscrit à l’ordre du jour de la prochaine tripartite”,  a indiqué le ministre. Le gouvernement travaille sur un certain nombre de dossiers et attend des propositions du partenaire social.
Par ailleurs, étant dans une conjoncture incitant au protectionnisme déguisé, le ministre n’a pas manqué d’appeler les opérateurs économiques à investir davantage pour stimuler la production nationale, partant la consommation et la création d’emplois. Le deal, selon la thématique du séminaire destiné pourtant aux inspecteurs du Travail, est de trouver une jonction entre les ambitions légitimes de l’entreprise algérienne de croissance, de pérennité et de création d’emplois. En présence des représentants du patronat, CGOA, CAP et CIPA, de l’UGTA, le ministre a tiré la sonnette d’alarme sur la nécessité de l’entreprise algérienne de s’adapter à la nouvelle donne induite par la crise économique mondiale.
Pour le ministre, il s’agit, à partir des répercussions de la crise économique, de favoriser l’investissement hors hydrocarbures pour assurer à la fois une croissance durable et la création d’emplois. Ce qui entre, évidemment, dans le programme de la stratégie économique nationale qui vise à terme à passer d’une économie dépendant des recettes des hydrocarbures à une économie créatrice de richesses, de ressources et de travail.
Et c’est à partir de cette nouvelle donne que doit, selon le ministre, opérer l’inspection du Travail qui doit jouer son rôle de régulateur, d’équilibre alliant à la fois les ambitions des entreprises nationales, privées et publiques, et les préoccupations des travailleurs, particulièrement le pouvoir d’achat.
Le séminaire d’information, destiné principalement aux inspecteurs du Travail, se veut avant tout un outil pédagogique intervenant après les rencontres régionales liées à la législation du travail et a permis non seulement aux cadres du ministère, notamment ses démembrements via les inspections du Travail de s’adapter aux nouvelles nécessités économiques, mais surtout, de l’avis des représentants du Centre arabe du travail et de l’emploi, ainsi que du bureau portugais et français du travail de prendre la mesure des avancées de l’Algérie en matière de législation du travail, par ailleurs, saluées par le représentant arabe, de s’orienter, a insisté le ministre, vers les objectifs de la stratégie économique qui vise à se délester de la dépendance des hydrocarbures. Message que semblent bien avoir saisi les opérateurs économiques.



Les produits de BNP-Paribas et de société générale face à la concurrenceLes banques étrangères face aux incertitudes du marché

28 09 2009

Elles mettent en avant une plus grande rapidité dans le traitement des dossiers.Les banques étrangères, elles aussi, ont inclu le crédit immobilier dans leurs produits, en particulier à la Société Générale-Algérie (SGA) et la Banque nationale de Paris et des Pays-Bas (Bnp-Paribas). Cette dernière semble avoir misé davantage sur le crédit immobilier, selon ses responsables et selon les formules très diversifiées qu’elle offre dans ce domaine (achat de terrains à usage d’habitation, achat de biens immobiliers finis, appartement ou maison neuve ou ancienne, vendus par un particulier, travaux de construction avec terrain ou carcasse, réaménagement ou réparation ou achat auprès d’un promoteur privé ou public).
À Bnp-Paribas Algérie, on insiste sur l’étude des dossiers au cas par cas, les formules étant assez nombreuses selon le crédit sollicité et la catégorie socioprofessionnelle du candidat acquéreur d’un logement sur prêt bancaire. Généralement, le montant n’est pas plafonné, tandis que la durée du crédit peut s’étaler jusqu’à 20 ans, alors que l’apport personnel est déterminé selon la nature du projet et que les taux d’intérêt commencent à partir de 6%.
À la Société Générale-Algérie, on couple volontiers l’effort d’épargne de l’acquéreur avec le crédit immobilier. C’est ainsi que la Société Générale fait un grand tapage autour de son produit “Meftah Rezki plus” venu après une première formule “Meftah Rezki”, qui aurait été réactualisé par le premier si l’on tient compte des chiffres. La première est une épargne rémunérée à 2,5%, portée à 5% au terme de 5 années d’épargne et couplée ainsi avec une possibilité de crédit immobilier à un taux préférentiel de 6,32% hors assurance, avec une durée de remboursement dans une tranche de 5 à 15 années. Les deux formules sont similaires au prêt épargne-logement que la Société Générale applique en France, à quelques variantes près. Hors les deux formules, c’est-à-dire sans compte d’épargne, on peut toujours solliciter un prêt immobilier à la Société Générale, avec toutefois la perspective de se voir réclamer un taux d’intérêt de 7,5% pour une durée de 5 à 20 années.
En général, il ne s’agit pas de s’attacher au taux d’intérêt, mais aux “menus frais” de garantie, frais administratifs, assurance-vie obligatoire et/ou frais d’hypothèques ainsi que la TVA qui accompagnent obligatoirement l’achat d’un bien immobilier sur crédit bancaire. Et là, la surprise est plus grande pour les plus bas revenus, les banques restant discrètes sur ces montants pour allécher la clientèle et les candidats acquéreurs oubliant ces coûts supplémentaires en se donnant pour but l’apport personnel, ramassé après plusieurs années d’efforts.
Calculette en main, pour un crédit immobilier classique et pour un logement dont le prix est de 2,5 millions de dinars, ainsi qu’un apport personnel de 20%, le prêt sollicité serait de 2 millions de dinars. Pour une durée de 15 ans, et à 6% d’intérêt, les mensualités de remboursement s’établiraient à 16 877 DA, auxquels il faudrait ajouter la Tva sur les intérêts,  soit une mensualité de 19 746 DA à rembourser pendant 15 années. Pour une telle capacité de remboursement, il faudrait faire preuve d’un revenu mensuel minimum de 56 417 dinars. C’est imparable, la règle bancaire universelle fixant la capacité de remboursement à 30% du revenu dans le meilleur des cas, les banques faisant leurs calculs sur cette fameuse capacité de remboursement. Et ce n’est pas tout : il faudrait également payer les différentes assurances garanties et les différents frais de dossier.
Ce qui pose problème, c’est la constitution du dossier, où apparemment, parmi les salariés, seuls les permanents peuvent y avoir accès. Car il faut bien se mettre en tête que les banques fonctionnent sur des règles commerciales et autres prudentialités.
En fait, tout cela devrait changer dans les prochaines semaines, sinon, les prochains jours, avec la perspective de la généralisation d’un taux d’intérêt de 1% à consentir par les banques publiques pour les crédits logement, à toutes les catégories de travailleurs. Rien d’officiel encore au plan légal ou réglementaire, l’information se limitant à des déclarations de personnalités politiques. Mais c’est un taux commercialement non viable. Ce qui explique le malaise et les interrogations des autres banques privées et étrangères, mais également les banques publiques. Pour faire la différence avec le taux commercial du marché, il faudrait que les autorités puisent dans le budget de l’État pour bonifier ainsi d’une manière quelconque les taux d’intérêt et les plafonner dans la fourchette envisagée, une opération qui ne peut être limitée aux seules banques publiques, sous peine d’atteinte à la concurrence et d’entrave au marché. Sinon, les banques privées devront renoncer au moins au marché des salariés permanents, ce qui est un autre coup dur, après la suppression des crédits à la consommation.



Abderrahmane Benkhalfa, Délégué Général de l’Association des banques et établissements financiers (Abef), à Liberté“Vers un décollage fort du crédit immobilier”

28 09 2009

Dans cet entretien, ce haut responsable de l’Abef aborde les perspectives de dévelop-pement des financements immobiliers. Il indique que les crédits déjà octroyés totalisent 130 milliards de dinars et le nombre de bénéficiaires tourne autour de 300 000.

Liberté : Comment va évoluer le crédit immobilier, après la suppression du prêt à la consommation ?
Abderrahmane Benkhalfa : Le crédit immobilier, il y a cinq années, était l’apanage d’une seule institution spécialisée qui est la Cnep. Depuis cinq ans, il s’est développé puisque, actuellement, il y sa une dizaine de banques et établissements financiers octroyant des crédits immobiliers à la fois des banques publiques et privées. Nous avons enregistré deux évolutions, sur le nombre de banques et d’établissements accordant ces prêts ainsi que sur la gamme des produits : crédit pour l’acquisition d’un bien neuf, pour l’aménagement, l’extension de son logement, l’achat de logement auprès des particuliers, l’achat d’un logement auprès d’un promoteur public et privé… Même une banque accorde un crédit pour la couverture de l’avance sur la location. On assure une concurrence sur les taux qui diffèrent d’une banque à une autre. Les taux d’intérêt varient entre 5,5%à 9% en fonction de la durée du prêt, de son montant et du risque assumé par la banque. Les taux seront bonifiés pour les emprunteurs qui ont un revenu moyen. Les textes d’application qui vont sortir prochainement concernent le crédit immobilier pour un logement neuf collectif. Les taux bonifiés s’appliquent aux emprunteurs qui ont un revenu moyen lequel sera déterminé par un texte d’application. Une disposition de la loi de finances complémentaire 2009 énonce cette possibilité de bonification. Un salarié dont le revenu dépasse un seuil déterminé par les textes d’application n’est pas éligible à la bonification.
Donc, il y a une évolution dans la gamme des produits, sur le coût du crédit en plus de la concurrence interbancaire sur les taux, en fonction de l’âge. Le crédit immobilier entre maintenant dans la stratégie des banques et établissements financiers. Avec le crédit immobilier en substitution au crédit à la consommation,  les financements pour l’acquisition de logements vont augmenter mais en respectant l’orthodoxie bancaire. On développera une grande capacité financement susceptible de contribuer à la resorption de la crise du logement Nous avons terminé l’année avec un encours de financements immobiliers de 130 milliards de dinars. Le nombre global d’emprunteurs tourne autour de 300. 000. Ce chiffre a grimpé au cours de ces dernières années. On va vers un décollage fort du crédit immobilier. C’est dans la ligne des réformes et des sollicitations des autorités publiques. La stratégie des prêts aux particuliers s’oriente vers le développement du crédit immobilier. Il faut s’attendre à un accroissement significatif du nombre de crédits immobiliers octroyés.

Quelles sont les contraintes à l’accès au crédit immobilier ?
Certaines conditions doivent être adoucies.1°) Le coût des logements offerts reste disproportionné au revenu des demandeurs. Le soutien de l’état, la solvabilisation du client sont des instruments encore nécessaires. Par exemple, avec l’apport de la Caisse nationale du logement (CNL), le bénéficiaire sur un logement LSP de 80 mètres carrés supporte seulement 1,7 million de dinars. Pour un logement de 6 à 7 millions de dinars, le financement se heurte souvent à la capacité d’endettement du demandeur. Le coût du bien offert est un élément important si l’on veut soutenir le développement du marché immobilier. Le crédit immobilier reste avant tout un crédit. Les banques devant respecter les règles de prudence n’accordent un prêt à un citoyen que s’il peut consentir 35% à 40% de son salaire, ou de son revenu, au remboursement du crédit. à 30% c’est supportable. Il ne faut pas aller au-delà de ces seuils. Il ne faut pas le prendre à 50% pour ne pas déclencher un processus de surendettemet. 2°) La qualité des titres de propriété. Les banques accordent de crédit sur la base d’une hypothèque. Lorsqu’il y a difficulté sur sur le titre de propriété, on ne peut lever l’hypothèque.

Un dernier mot…
Il faut faire évoluer l’offre et faire évoluer les financements bancaires pour le logement. Il convient également de présenter des opportunités aux citoyens en permettant à des revenus moyens d’accéder au marché immobilier. Cela créerait des conditions réalistes de rapprochement de l’offre immobilière et de la capacité financière des demandeurs.



Sommet Afrique – Amérique du sud, Pour un nouvel équilibre mondial

28 09 2009

Hugo Chavez  et Mouammar Kadhafi ont lancé un appel à l’union de leurs deux régions pour établir un nouvel équilibre mondial, confortant le président Bouteflika qui a préconisé dans son discours “une plus grande démocratisation de la gouvernance mondiale,  à travers une refonte du système des Nations unies et la nouvelle architecture financière internationale”. “Nous commençons à mettre en œuvre ce processus qui nous semble vital : l’union de l’Amérique du Sud et de l’Afrique”, a déclaré Hugo Chavez, en ouverture de ce sommet rassemblant une trentaine de chefs d’État des deux régions dans l’île vénézuélienne de Margarita (nord-est). Il souligne que “le monde du XXIe siècle sera multipolaire. On ne parlera plus de monde bipolaire. L’Afrique sera un grand pôle du XXIe siècle. Elle commence déjà à l’être et l’Amérique du Sud aussi. Nous formerons de véritables puissances et notre union contribuera à l’équilibre du monde”. Ce discours trouvera écho chez Mouammar Kadhafi, qui affirme de son côté : “Nous avons nos droits, dont celui de créer nos organisations pour notre propre développement”, tout en évoquant notamment la création d’une “Otan du Sud” d’ici 2011. Le leader libyen prônera dans la foulée une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, pour mieux représenter l’ensemble des pays membres de l’ONU, une position partagée par le Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, qui revendique depuis longtemps un siège permanent au sein de ce conseil. Ce dernier ajoute : “Il n’y a pas de défi mondial que l’Afrique et l’Amérique du Sud ne puissent affronter ensemble, ni de défi qui puisse être affronté sans l’Amérique du Sud et l’Afrique.” Ces positions sont partagées par le président Abdelaziz Bouteflika qui a développé dans son intervention les domaines prioritaires sur lesquels doit se fonder le partenariat entre les deux ensembles.
Le chef de l’État estime que ces domaines prioritaires constituent les défis posés aux pays des deux continents par, notamment, le contexte mondial actuel. Le premier axe prioritaire développé a trait à une plus grande démocratisation de la gouvernance mondiale, à travers une refonte du système des Nations unies et la nouvelle architecture financière internationale, à laquelle les pays du Sud doivent être véritablement partie prenante. Bouteflika explique que “ce sommet se déroule dans un contexte mondial marqué par les effets de la crise financière et qui pose, avec une acuité particulière, le problème de la régulation de l’économie mondiale”, et que “cette crise vient rappeler l’impérieuse nécessité d’une participation effective et équitable de nos deux ensembles régionaux, non seulement aux mesures destinées à surmonter les difficultés actuelles, mais également à la redéfinition même de l’architecture économique et commerciale internationale”.
Il déplore qu’“il est politiquement injuste que, du fait de dysfonctionnements sur lesquels nos pays n’ont aucune emprise ou responsabilité, les efforts colossaux que chacun de nous a déployés pour son développement puissent être annihilés et que les moyens fournis pour tendre vers la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) deviennent sans effets”.
Ceci étant, ce sommet Afrique – Amérique du Sud raffermit les liens entre les pays producteurs de pétrole et de gaz, et renforce l’idée de la mise en place d’un axe énergétique important, qui pourrait influer sur le marché mondial des hydrocarbures.



Après la suppression du prêt véhicule Comment accéder au crédit immobilier ?

28 09 2009

Solution avancée : l’indispensable intervention de l’État pour rendre accessible le crédit immobilier à des millions d’Algériens.

Les pouvoirs publics ont décidé d’encourager l’octroi de crédits immobiliers  pour un plus grand nombre de citoyens, en vue de contribuer à résorber la crise du logement. Mais plusieurs embûches se dressent sur le chemin d’un large accès des Algériens au prêt immobilier. Il y a d’abord une offre insuffisante de logements, en dépit du lancement d’un programme de 1 million d’unités au cours de la période 2005-2009. Ensuite, il existe un grand décalage entre les prix des biens immobiliers et les revenus des citoyens, observe un expert. Un appartement de trois à quatre pièces dans une cité de banlieue à Alger coûte 10 millions de dinars, soit un milliard de centimes. Il faut dans cette situation avoir un revenu mensuel de 10 à 30 millions de centimes par mois pour accéder facilement au crédit immobilier pour acheter ce logement sur la base d’une durée de remboursement de 15 à 20 ans. Pour le logement social participatif, qui coûte 300 millions de centimes, l’apport de l’État étant de 70 millions de centimes, il reste à mobiliser 230 millions de centimes dont les remboursements devront être étalés sur 20-30 ans. Eu égard au seuil de 30% du revenu appliqué généralement par les banques, il faudrait avoir un salaire  d’au moins 40 000 dinars pour pouvoir s’y inscrire sans gros risque de surendettement.
Or, le problème de fond de cette offre de l’État pour aider les citoyens à revenus moyens d’accéder à leur logement reste la distribution. Combien de citoyens éligibles ont déposé des dossiers dans différentes communes sans pouvoir recevoir de réponse positive ? “Des personnes proches de petits et grands décideurs accaparent ces logements dits sociaux participatifs et vont jusqu’à les revendre”, lance une autre source sûre. Le marché immobilier est donc dominé par la spéculation et par des acquéreurs malhonnêtes. Ce qui explique cette flambée des prix sur le foncier et des logements dans les grandes villes.
L’intervention de L’État est donc devenue indispensable pour faciliter l’accès au logement à des millions d’Algériens. Il s’agit pour les pouvoirs publics de subventionner les prix des terrains, les taux d’intérêt et d’agir pour freiner la spéculation sur le marché. La loi de finances complémentaire 2009 prévoit des mesures en ce sens. Une disposition prévoit une bonification des taux d’intérêt : 1% de taux d’intérêt pour les bénéficiaires ayant des revenus correspondant à plusieurs fois le SNMG. Une autre énonce que le Trésor public est autorisé à accorder des prêts aux fonctionnaires. Le montant du crédit sera fixé par un texte d’application qui sera promulgué incessamment.

Une solution : la contribution des employeurs
Une autre solution suggérée est la contribution des employeurs, en un mot des entreprises qui peuvent subventionner une partie des mensualités pour faciliter à ses salariés l’accès au crédit immobilier.
Quant aux banques, leur hantise est la capacité de remboursement, le risque d’impayés. En particulier, les dossiers d’une partie de la clientèle trouvent des difficultés pour recevoir le feu vert, en raison des prises d’hypothèques. Souvent, les promoteurs immobiliers donnent le terrain en hypothèque. Les clients qui achètent le logement vont être propriétaires du bien et non du terrain. Ce qui va poser des problèmes, ce n’est pas la banque du promoteur qui va forcément accepter la prise d’hypothèque.
Il y a cependant un marché qui se crée : celui des salariés des entreprises étrangères et des grandes entreprises privées qui peuvent plus facilement postuler au crédit immobilier. Ces cadres qui sont bancables sont la cible de plusieurs établissements bancaires.
En tout état de cause, ce qui est sûr aujourd’hui, c’est qu’une grande partie des banques vont s’orienter vers le crédit immobilier. Les financements immobiliers vont augmenter. Mais pour l’heure, à moins d’une intervention de l’État et des employeurs, les bas et moyens revenus trouveront des difficultés à accéder au crédit immobilier. Cette question d’une aide de l’État plus conséquente pour un accès plus large à ce produit fait l’objet d’un examen attentif des autorités. Espérons que les décisions qui seront arrêtées prochainement  seront à la hauteur des attentes.



“La technologie du nucléaire civil est un droit pour tous”

28 09 2009

Quelque 48 heures après ses déclarations à Alger sur la politique algérienne et le développement du nucléaire à des fins civiles, le ministre de l’Énergie est, une nouvelle fois, revenu sur cette question hier à partir d’Arzew où il effectuait une visite d’inspection de plusieurs projets relevant de son département. Refusant de verser dans la “polémique politique internationale”, M. Chakib Khelil rappellera la position de l’Algérie et son souhait de signer un protocole additif avec l’AIEA, “dont les inspecteurs peuvent venir à tout moment visiter les installations ; d’ailleurs ils viennent souvent à l’improviste”, dira-t-il à ce sujet. Interrogé sur l’actuel conflit opposant l’Iran à l’Europe et aux États-Unis quant à ses velléités de poursuivre son programme de développement du nucléaire et de l’enrichissement de l’uranium, le ministre de l’Énergie, une fois encore, rappellera la position officielle de l’Algérie, à savoir “le droit pour chaque pays de maîtriser et de développer le nucléaire civil” ; ce qui est donc un droit que compte faire valoir notre pays, entre autres. La question de la reprise de l’économie mondiale n’est pas encore une certitude pour le ministre de l’Énergie, et cela repose encore la question de l’évolution des prix du baril de pétrole qui, selon lui, ne devraient pas atteindre les niveaux passés, c’est-à-dire les 100 dollars le baril en cas donc de reprise. Le ministre table sur un prix plafond entre 70 et 80 dollars le baril, mais de lancer dans le même temps une sorte de mise en garde aux pays producteurs non-Opep. “C’est l’Opep qui a fait un énorme effort en réduisant sa production de 2 millions de barils, décision prise ici à Oran, notamment l’ Algérie qui a consenti une baisse très importante de 200 000 barils/jour. Nous avons ainsi pu stabiliser le marché, cela prouve que les producteurs non-Opep n’ont pas eu d’incidence et que c’est l’Opep seule qui peut stabiliser le marché sans eux”, dira en substance M. Chakib Khelil, qui égratignera malgré tout les pays qui ont des productions de 8 millions de barils/j, en refusant de les nommer. Alors qu’il avait eu à visiter dans la matinée certains projets comme la réalisation de nouveaux trains de GNL et GPL à Arzew, M. Chakib Khelil a expliqué les raisons qui font que les perspectives d’exportations de gaz, de l’ordre de 85 milliards de m3, ne pourraient être atteintes qu’en 2014, contrairement à ce qui avait été avancé précédemment, à savoir 2010. Ainsi, le ministre expliquera qu’avec les projets actuels, les capacités d’exporter 85 milliards de m3 sont bien là. À l’heure actuelle, ces exportations sont de 62 milliards de m3. “Le retard est surtout dû à l’arbitrage autour du projet Gassi Touil avec l’espagnol Repsol. Ce projet devait entrer en production en novembre 2009 avec la réalisation du gazoduc, ce qui n’a pas été fait.” Et le ministre de poursuivre : “Par ailleurs, le marché du gaz n’est pas en si bonne condition, notamment au niveau de la maîtrise de la technologie à l’exemple de ce qui s’est passé aux États-Unis qui ont développé leur propre technologie et qui, aujourd’hui, n’ont plus besoin d’importer autant de gaz.” Et d’insister que la récession a eu des effets sur le marché international du gaz, alors que l’Algérie a pu limiter les dégâts grâce aux contrats à long terme qu’elle avait avec plusieurs pays. Pour ce qui est du prochain rendez-vous important, à savoir le 16e congrès du GNL, qui se tiendra à Oran en avril 2010, M. Chakib Khelil se dira convaincu que le centre des conventions et le palais des expositions seront fin prêts en temps voulu, bien qu’un retard dans l’exécution du palais ait été constaté aujourd’hui.






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